La nouvelle Gallia-Germania Judaica
un projet pilote (2017-2020) pour un projet coopératif digital européen Judaica en Europe

Le projet

La Nouvelle Gallia-Germania Judaica (NGGJ) – un projet pilote (2017-2020) pour un projet coopératif digital européen Judaica en Europe financé par le ministère pour des sciences, de la recherche et des arts, la fondation de Klaus Tschira et le Conseil Central des Juifs en Allemagne K.d.ö.R.

En 2017, la Germania-Judaica, l’ouvrage de référence au niveau international unique contenant des articles de lieux sur l’histoire juive des villes, lieux et paysages des espaces germaniques, fêtera ses 100 ans. À l’époque, le premier fascicule du premier tome (La GJ I. Von den Anfängen bis 1273) vit le jour.

L’ouvrage indispensable pour l’histoire juive tout autant que pour l’histoire générale a prospéré contre tous les probabilités jusqu’à l’aboutissement du 3eme tome (GJ III. bis 1519) et, ce, malgré la Shoah intervenue entre-temps. Cependant les travaux se sont amoindris avec le début de la Germania Judaica IV. Par analogie avec les travaux dans le monde germanophone, des chercheurs français ont lancé dans les années 1970 la Nouvelle Gallia Judaica dont le but était de remplacer l’ouvrage antérieur de 1897. Ce projet n’a jusqu’à présent jamais produit de publications correspondantes à l’idée initiale.


La Nouvelle Gallia-Germania Judaica voudra conjointement répondre à ces besoins. Pour cela, le projet se concentre sur la période des débuts du judaïsme ashkénaze (vers 900) en Europe latine jusqu’à l’apogée de son évolution à la fin du XIIIe siècle. Avec son focus sur les aires culturelles ashkénazes du centre du Haut-Rhin et du Rhin Moyen (donc les Länder actuels de Bade-Wurtemberg, la Hesse et la Rhénanie-Palatinat) jusqu’à la Champagne, des articles concernant des localités et des contrées seront mis de manière transfrontalière en tenant compte de l’état des recherches récentes.

A cette occasion, il ne s’agira pas de transposer une nouvelle édition dans une collection imprimée, mais tout en respectant les intentions initiales des fondateurs du projet, de se servir des derniers moyens techniques et médiatiques à note disposition aujourd’hui: le but est de créer une plateforme en ligne avec un accès gratuit pour les utilisateurs (open access). Elle sera protégée tout en étant axée sur l`interactivité et une mise à jour en continu des contenus. Elle permettra un travail accessible à tous et d’assurer que le Judaïsme soit perçu comme une part intégrée à l’histoire et au présent européen. La Nouvelle Gallia-Germania Judaica se comprend donc comme un projet pilote qui a pour ambition d’aboutir à un projet de longue durée, qui s’appellera Judaica en Europe. Des demandes de financement de ce projet seront faites durant cette première période auprès des fondations nationales et internationales.

Le projet pilote doit démontrer, à l’exemple de l’espace de transit franco-allemand étroitement prédéfini, que l’approche méthodique – avec ses exigences communicatives et techniques complexes – peut être mise en pratique et se révéler fertile. L’actuelle phase expérimentale est essentielle pour acquérir les connaissances nécessaires permettant à la suite de faire la demande de financement du projet de longue durée à partir de 2020. Dans cette deuxième phase, le projet voudra couvrir l’ensemble de l’héritage européen-juif, si possible avec la culture ibérico-séphardique.

L’un des défis de cette entreprise scientifique consiste en la nécessité d’établir – dans une approche innovante – un forum virtuel.  Académiquement fondé et construit sur longue durée, il créera des structures de communication à travers tout Europe (remise/dépôt d’articles et diffusion des résultats de recherche) avec une administration simple et  durable mais qui contiendra des instruments et un suivi institutionnel qui en assurera la qualité.

L’autre défi sera d’établir et de mettre sur pied un forum transnational basé sur un travail coopératif efficace qui comblera nos attentes initiales: il consistera d’un côté à soutenir de façon continue et progressive la production de nouveaux savoirs sur des lieux et des régions et de l’autre à mettre en accès libre des donnés sur des questions ponctuelles, preuves de l’efficacité de structures transnationales pour la collaborations scientifiques dans un groupement paneuropéen de longue durée.

Actualités

6. Novembre 2017

Präsentation: La Nouvelle Gallia-Germania Judaica

Projet pilote (2017-2020)

Pour un projet coopératif digital européen

Institut Historique Allemand
Hôtel Duret-de-Chevry
8 rue du Parc-Royal
75003 Paris

Lundi 6 novembre 2017 à partir de 14h

PDF: NGGJ_Invitation Paris

19. Oktobre 2017

Auftakt. Die digitale NGGJ – Präsentation und Perspektive

SAVE THE DATE:

Am 19. Oktober findet die Auftaktveranstaltung der NGGJ statt. Geplant ist ein Workshop mit Dr. Rachel Furst (München) und Dr. David Schnur (Marburg) sowie ein Festvortrag von Prof. Dr. Michael Brocke (Salomon Ludwig Steinheim Institut). Das genaue Programm finden Sie hier:

PDF: Einladung zur Auftaktveranstaltung: Die digitale NGGJ

5 juillet 2017

IMC 2017, Leeds

Présentation:

The ‘New Gallia-Germania Judaica’: An International Database of Jewish Settlements, Locations, and Migrations
(Language: English)
Clemens Liedtke, Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg
Amélie Sagasser, Hochschule für Jüdische Studien Heidelberg
Index Terms: Computing in Medieval Studies; Geography and Settlement Studies; Hebrew and Jewish Studies

Informations supplémentaires:

https://tinyurl.com/k4zymvf

Présentation:

Praesentation_NGGJ_Leeds_EN_2017

Histoire

  • 1897

    Les débuts: La Gallia Judaica

    Naissance de la Gallia Judaica sous la direction de Henri Gross

  • 1903

    La Germania Judaica

    L’idée de la Germania Judaica est prononcée lors de la réunion de comité de la « Gesellschaft zur Förderung der Wissenschaft des Judentums » (la société pour le soutien des sciences du judaïsme) suite à l’initiation du rabbin et historien Marcus Brann de Wrocław au sein d’un groupe de rabbins et intellectuels juifs germanophones.

  • June 1905

    On entame le travail

    Réunion de comité à Wrocław. Élaboration d’une ébauche de travail qui est publié dans la revue mensuelle de la société.

  • 1907

    Les premières structures

    Présentation d’un index alphabétique des lieux et des noms propres.

  • 1909

    Publication de huit échantillons d’article.

  • 1913

    Préparation pour l’impression des articles des lieux et des territoires de la lettre A à la lettre L.

  • 1914-1918

    La Grande Guerre

  • 1917

    Il y a 100 ans

    Publication du premier tome (A à L) de la Germania Judaica I (début jusqu’à 1238).

  • 1920

    Le manuscrit avec les entrées des lieux M à Z est soumis à l’imprimerie pour son évaluation. Il y disparaît.

  • Milieu des années 1920

    Ismar Elbogen reprend le projet en main et prie les contributeurs de reconstruire leurs articles. Chaim Tykocinski se charge de la rédaction d’un certain nombre d’articles ainsi que du travail rédactionnel des autres contributions.

  • 1933

    La prise de pouvoir d’Hitler

  • 1934

    Le 2e fascicule

    Publication du deuxième tome (M à Z) de la Germania Judaica I (début jusqu’à 1238).

  • 1936

    Lors de la réunion des membres de la société, demande de Nachum Wehrmann pour un élargissement de la Germania Judaica jusqu’à l’année 1500. La proposition a une forte résonance, mais on se met d’accord pour l’année 1348 comme l’année de césure pour le tome suivant.

    Jusqu’en octobre 1938 : la rédaction est en possession d’une centaine de contributions. Mais lors des pogroms de novembres, les articles tombent dans les mains des autorités nazies. Les auteurs sont priés de remettre leurs travaux à nouveau.

  • 1939-1945

    La deuxième Guerre mondiale

    Au début de la guerre, 80% des documents sont mis en sécurité à Londres. En 1954, ces derniers sont transférés à Jérusalem aux Jewish Historical General Archives.

  • 1955

    L’institut Leo Baeck, nouvellement créé, prend en charge la Germania Judaica II et délégue la mission à Zvi Avneri à Haifa.

  • 1967

    Publication du premier tome de la Germania Judaica II (contributions A à L)

  • 1968

    Publication du deuxième tome de la Germania Judaica II (contributions M à Z)

  • 1969

    Début des travaux sur la Germania Judaica III (1350-1519). L’université hébraïque de Jérusalem demande à Arye Maimon de prendre la succession de Zvi Avneri.

  • 1972

    Fondation de la Nouvelle Gallia Judaica par Bernhard Blumenkranz.

  • 1987

    Publication du premier tome de la Germania Judaica III (contributions A à L)

  • 1995

    Publication du deuxième tome de la Germania Judaica III (contributions M à Z)

  • 2003

    Publication du troisième tome de la Germania Judaica III (introduction, articles sur les territoires et indices)

    Les éditeurs de la Germania Judaica III, Mordechai Breuer et Yacov Guggenheim communiquent dans l’introduction du tome III/3 la prolongation du projet à titre de Germania Judaica IV pour la période jusqu’en 1620. Dans ce but, des coopérations entre l’université hébraïque de Jérusalem et l’université de Düsseldorf sont entreprises. Mais cette initiative ne parvient pas au-delà d’un seul fascicule, la publication du tome Germania Judaica IV/2 sur le landgraviat d’Hesse-Marbourg. Aussi la mise en place d’une version digitale du projet, initialement prévue, ne s’est jamais réaliser jusqu’à présent.

  • 2017

L`équipe

Johannes Heil

directeur du projet

Amélie Sagasser

chargée de recherche

Clemens Liedtke

développeur de logiciels

Stefan Gittel

vacataire

Joaquín Porras Ordieres

vacataire

Partner

La Nouvelle Gallia Judaica

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