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Le projet

En 2017, la Germania-Judaica, l’ouvrage de référence au niveau international unique contenant des articles de lieux sur l’histoire juive des villes, lieux et paysages des espaces germaniques, fêta ses 100 ans. À l’époque, le premier fascicule du premier tome (La GJ I. Von den Anfängen bis 1273) vit le jour.

L’ouvrage indispensable pour l’histoire juive tout autant que pour l’histoire générale a prospéré contre tous les probabilités jusqu’à l’aboutissement du 3eme tome (GJ III. bis 1519) et, ce, malgré la Shoah intervenue entre-temps. Cependant les travaux se sont amoindris avec le début de la Germania Judaica IV. Par analogie avec les travaux dans le monde germanophone, des chercheurs français ont lancé dans les années 1970 la Nouvelle Gallia Judaica dont le but était de remplacer l’ouvrage antérieur de 1897. Ce projet n’a jusqu’à présent jamais produit de publications correspondantes à l’idée initiale.

La Nouvelle Gallia-Germania Judaica repond conjointement à ces besoins. Pour cela, le projet se concentre sur la période des débuts du judaïsme ashkénaze (vers 900) en Europe latine jusqu’à l’apogée de son évolution à la fin du XIIIe siècle. Avec son focus sur les aires culturelles ashkénazes du centre du Haut-Rhin et du Rhin Moyen (donc les Länder actuels de Bade-Wurtemberg, la Hesse et la Rhénanie-Palatinat) jusqu’à la Champagne, des articles concernant des localités et des contrées sont mis de manière transfrontalière en tenant compte de l’état des recherches récentes.

A cette occasion, il ne s’agit pas de transposer une nouvelle édition dans une collection imprimée, mais tout en respectant les intentions initiales des fondateurs du projet, de se servir des derniers moyens techniques et médiatiques à note disposition aujourd’hui: le but est de créer une plateforme en ligne avec un accès gratuit pour les utilisateurs (open access). Elle est protégée tout en étant axée sur l`interactivité et une mise à jour en continu des contenus. Elle permet un travail accessible à tous et d’assurer que le Judaïsme soit perçu comme une part intégrée à l’histoire et au présent européen.

Le projet-pilote est financé pour trois ans par le ministère pour les sciences, la recherche et les arts, la fondation de Klaus Tschira et le Zentralrat der Juden in Deutschland K.d.ö.R.

La Nouvelle Gallia-Germania Judaica se comprend donc comme un projet pilote qui a pour ambition d’aboutir à un projet de longue durée, qui s’appellera Judaica en Europe. Ceci ce fera en coopération avec d`autres partenaires en Allemagne, France, Italie, Angleterre et Israël.

Le projet pilote doit démontrer, à l’exemple de l’espace de transit franco-allemand étroitement prédéfini, que l’approche méthodique – avec ses exigences communicatives et techniques complexes – peut être mise en pratique et se révéler fertile. L’actuelle phase expérimentale est essentielle pour acquérir les connaissances nécessaires permettant à la suite de faire la demande de financement du projet de longue durée à partir de 2020. Dans cette deuxième phase, le projet voudra couvrir l’ensemble de l’héritage européen-juif, si possible avec la culture ibérico-séphardique.Des demandes de financement de ce projet seront faites durant cette première période auprès des fondations nationales et internationales.

L’un des défis de cette entreprise scientifique consiste en la nécessité d’établir – dans une approche innovante – un forum virtuel.  Académiquement fondé et construit sur longue durée, il créera des structures de communication à travers tout Europe (remise/dépôt d’articles et diffusion des résultats de recherche) avec une administration simple et  durable mais qui contiendra des instruments et un suivi institutionnel qui en assurera la qualité.

L’autre défi sera d’établir et de mettre sur pied un forum transnational basé sur un travail coopératif efficace qui comblera nos attentes initiales: il consistera d’un côté à soutenir de façon continue et progressive la production de nouveaux savoirs sur des lieux et des régions et de l’autre à mettre en accès libre des donnés sur des questions ponctuelles, preuves de l’efficacité de structures transnationales pour la collaborations scientifiques dans un groupement paneuropéen de longue durée.